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La vaccination, c'est quoi ?

La vaccination est un moyen de protéger un individu contre le développement de certaines maladies infectieuses dues à des microbes (bactéries ou virus), avant que cette personne ne soit atteinte par ces maladies.

 

Lors d'une vaccination, on injecte dans l'organisme un microbe tué ou atténué, ou une toxine rendue inactive (anatoxine). Le microbe, rendu inoffensif, n'entraîne donc pas la maladie. En revanche, le corps le reconnaît comme s'il était actif et fabrique des anticorps pour l'éliminer.

Le système immunitaire garde la mémoire de ces anticorps. Ainsi, si le microbe actif se présente par la suite, le corps saura fabriquer plus rapidement les anticorps nécessaires, adaptés spécifiquement à la lutte contre ce microbe, et empêcher la survenue de la maladie.

L'ANTIGENE = Principe actif

destiné à induire une réponse immunitaire (bactéries ou vaccins vivants atténués, agent bactérien ou viral entier inactivé, fractions antigéniques ou sous-unités vaccinantes)

L'Adjuvant

Nécessaire pour potentialiser la réaction immunitaire induite par le vaccin. 

Ils permettent de diminuer le nombre de rappels

Le STABILISANT

Maintient la qualité physique des vaccins en limitant les variations de température et en conservant leur homogénéité

Le calendrier vaccinal

 

Chez les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018, les vaccinations contre la diphtérie, la poliomyélite, le tétanos, l’Haemophilus b, l’hépatite B, la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le pneumocoque et le méningocoque sont obligatoires.

BCG (Tuberculose)

La vaccination contre la tuberculose est recommandée à partir de 1 mois et jusqu’à l’âge de 15 ans chez certains enfants exposés à un risque élevé de tuberculose.

Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite

Les rappels de l’adulte sont recommandés à âges fixes soit 25, 45, 65 ans et ensuite tous les dix ans.

Coqueluche

Le rappel coqueluche se fait à 25 ans. Les futurs parents sont particulièrement concernés, car la vaccination protège les nourrissons de moins de 6 mois dont la vaccination n’est pas complète.

Hépatite B

Si la vaccination n’a pas été effectuée au cours de la première année de vie, elle peut être réalisée jusqu’à 15 ans inclus. A partir de 16 ans, elle est recommandée uniquement chez les personnes exposées au risque d’hépatite B.

Pneumocoque

Au-delà de 24 mois, cette vaccination est recommandée dans des situations particulières.

Méningocoque C

A partir de l’âge de 12 mois et jusqu’à l’âge de 24 ans inclus, une dose unique est recommandée pour ceux qui ne sont pas déjà vaccinés.

Rougeole-Oreillons-Rubéole

Pour les personnes nées à partir de 1980, être à jour signifie avoir eu deux doses de vaccin.

Papillomavirus humain (HPV)

La vaccination est recommandée chez les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans avec un rattrapage jusqu’à 19 ans inclus. La vaccination est proposée aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) jusqu’à l’âge de 26 ans.

Grippe

La vaccination est recommandée, chaque année, notamment pour les personnes à risque de complications : les personnes âgées de 65 ans et plus, celles atteintes de certaines maladies chroniques, dont les enfants à partir de 6 mois, les femmes en- ceintes et les personnes obèses.

Zona

La vaccination est recommandée chez les per- sonnes âgées de 65 à 74 ans inclus.

Si vous avez oublié une dose de vaccin ou un rappel, pas de panique ! Il existe un calendrier de rattrapages vaccinal.

Le principe est simple : compléter la/les dose(s) manquante(s) ou de reprendre le schéma vaccinal là où il s'est arrêté, en respectant les intervalles entre les doses

Plus d'informations sur : https://www.mesvaccins.net/textes/2019_calendrier_rattrapage.pdf

Mes vaccins, qui s'en occupe ?

 

Qui peut me prescrire un vaccin ? 

  • Un médecin

  • Une sage-femme pour :

    • Une femme dans le cadre du suivi gynécologique et de contraception​

    • une femme ayant un projet de grossesse, une femme enceinte ou une femme venant d'accoucher

    • le nouveau-né et l'entourage du nouveau-né (toute personne vivant avec lui sous le même toit) jusqu'à ses 2 mois

Où se faire vacciner ?

Vous pouvez vous faire vacciner ou faire vacciner votre enfant :

  • chez un médecin libéral dans un cabinet de ville ;

  • dans un centre de vaccinations (renseignez-vous auprès de votre mairie) ;

  • dans une PMI, pour les enfants jusqu’à 6 ans ;

  • chez un infirmier libéral, avec l’ordonnance du médecin ;

  • chez une sage-femme pour les femmes dans le cadre du suivi gynécologique et de contraception, la future maman, la femme venant d’accoucher, le nourrisson et son entourage (pour certains vaccins) ;

  • dans une pharmacie pour grippe ; 

  • dans un centre de vaccinations internationales habilité pour les vaccinations obligatoires ou recommandées pour les voyages à l’étranger ;

  • au service de médecine du travail (pour certains vaccins) ;

  • dans un service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé (SUMPPS) (pour certains vaccins) ;

  • dans un Centre gratuit d’information de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), un centre de planification familiale, un centre d’examens de santé, pour certains vaccins ;

  • dans certaines circonstances, les vaccins peuvent être administrés dans le cadre du service de santé scolaire.

Qui peut vacciner ?

  •  un médecin (médecin généraliste ou spécialiste, médecin du travail) exerçant en ville ou dans des établissements de soins publics ou privés ; 

  •  un(e) infirmier(e), uniquement avec une prescription d’un médecin ou d’une sage-femme. Toutefois, un(e) infirmier(e) peut vacciner contre la grippe, sans prescription médicale, toutes les personnes majeures pour laquelle la vaccination antigrippale est recommandée ; 

  •  une sage-femme chez :

    • toute femme dans le cadre du suivi gynécologique et de contraception, une femme ayant un projet de grossesse, une femme enceinte ou une femme venant d’accoucher pour la plupart des vaccins recommandés ;

    • les nouveau-nés pour certains vaccins et l’entourage du nourrisson, c’est-à-dire toute personne vivant avec lui sous le même toit, jusqu’aux 2 mois de l’enfant.

  •  un pharmacien volontaire exerçant en officine (uniquement contre la grippe saisonnière pour les personnes adultes ciblées par les recommandations).

Quels vaccins dois-je faire ?

 

La vaccination vous permet d'éviter certaines maladies graves qui sévissent à l'étranger et de protéger les populations locale et française de risques épidémiques. Avant votre départ, nous vous recommandons de vous informer sur les vaccins utiles pour votre voyage. Les risques réels encourus varient selon votre état de santé, la situation sanitaire du pays visité, les conditions et la durée de votre séjour.

Quels vaccins pour un voyageur ?

 
 

Foire aux questions

Pourquoi se faire vacciner ?


Le principe de la vaccination est d’aider le système immunitaire à lutter contre diverses maladies infectieuses, qu'elles soient liées à des bactéries (diphtérie, typhoïde…) ou des virus (rougeole, grippe…). En mettant l'organisme humain en contact avec des substances proches ou dérivées d'un agent pathogène (bactérie, virus), il se développe une réponse immunitaire spécifique de l'agent pathogène et protectrice de la maladie causée par cet agent : en cas de contact avec la bactérie ou le virus contre lequel une personne a été protégée, la réponse immunitaire sera prête à temps pour empêcher l'apparition de la maladie ou, à défaut, la survenue d'une forme grave. En résumé, la vaccination permet de se protéger contre la maladie sans en faire les frais. Des effets indésirables peuvent survenir mais dans la très grande majorité des cas ils sont mineurs et passagers. De nombreux vaccins existent et leurs indications dépendent des risques d’exposition propres à chacun, d'où l'intérêt de recommandations personnalisées. Se vacciner, c’est se prémunir contre des maladies potentiellement graves de manière simple et efficace, mais c'est aussi éviter la diffusion d’épidémies au sein de la population, car les personnes vaccinées ne peuvent pas transmettre la maladie à leur entourage (enfants, collègues de travail…).




Pourquoi les recommandations vaccinales changent-elles si souvent ?


L'évolution des recommandations vaccinales est définie par le calendrier vaccinal. Ce calendrier est régulièrement actualisé car il doit tenir compte de l'évolution de la fréquence des maladies, de la disponibilité des vaccins et de leur efficacité à protéger contre ces maladies. Par exemple, à partir du calendrier vaccinal 2013, le schéma vaccinal des nourrissons vis à vis de la diphtérie, du tétanos, de la polio, de la coqueluche et de l'Haemophilus influenzae b a été simplifié (2doses+1 rappel au lieu de 3 doses + 1 rappel). Ceci a été justifié par la meilleur connaissance de la durée de protection de ces vaccins.




Pourquoi faut-il respecter un intervalle entre chaque dose vaccinale ?


Après contact de l'antigène vaccinal avec l'organisme (le plus souvent par une injection), le déroulement de la réponse immunitaire prend un certain temps. L'administration de doses à des intervalles trop rapprochés peut perturber et amoindrir cette réponse immunitaire. Par contre, l'allongement de l'intervalle entre deux doses n'a pas d'effet négatif. Il est d'ailleurs inutile et déconseillé de reprendre une vaccination "à zéro" : il suffit de reprendre le schéma vaccinal au point où il a été interrompu et de donner les doses manquantes.




Je suis enceinte. Est-ce une contre-indication aux vaccinations ?


C'est une contre-indication à certaines vaccinations, notamment aux vaccins vivants.




J'ai entendu dire que la vaccination contre l'hépatite B pouvait être dangereuse. Est-ce vrai ?


Les effets indésirables éventuels de la vaccination contre l'hépatite B sont communs à de nombreux vaccins : rash cutané, troubles digestifs, vertiges...Il s'agit d'effets mineurs, rares et réversibles. Il a été évoqué une possible relation de causalité entre la vaccination contre l'hépatite B et l'apparition de maladies du système nerveux central (comme la sclérose en plaques). Cette relation reposait initialement sur la description de cas isolés d'apparition de la maladie chez des patients préalablement vaccinés contre l'hépatite B. Les études dites "cas-témoins" (comparaison entre la fréquence des cas de sclérose en plaques chez des personnes vaccinées et chez des personnes non vaccinées contre l'hépatite B) n'ont pas réussi à mettre en évidence une liaison significative entre la vaccination contre l'hépatite B et la survenue de cas de scléroses en plaques. Compte tenu du bénéfice important de la vaccination par rapport au risque théorique d'apparition d'une maladie comme la sclérose en plaques, la vaccination est recommandée. Enfin, rappelons que la France est le seul pays d'Europe où le risque d'effets indésirables post-vaccinaux a connu un emballement médiatique. Pour cette raison, la couverture vaccinale contre l'hépatite B n'a jamais atteint 30 % chez les nourrissons, alors qu'elle dépasse les 90 % en Allemagne ou en Italie. Certaines décisions de justice ont été interprétées comme la preuve de la responsabilité du vaccin, car des professionnels de santé ont été indemnisés pour la survenue d'affections survenues après la vaccination contre l'hépatite B. En réalité, la vaccination contre l'hépatite B étant obligatoire en France, il y a présomption d'imputabilité du vaccin sans nécessité d'apporter de preuve.




Mon voisin a été vacciné contre la grippe : il a attrapé la grippe le lendemain !


On confond souvent la grippe avec d'autres infections respiratoires aiguës fébriles. De plus, l'efficacité de la vaccination contre la grippe n'est pas totale. Elle est environ de 70 % chez les adultes, et nettement plus faible chez les personnes âgées (35 à 40 %). Par ailleurs, chez une personne non vaccinée contre la grippe précédemment, un délai de 10 à 15 jours est nécessaire pour être protégé grâce à la production d'anticorps spécifiques. Une grippe qui se manifeste chez une personne vaccinée a plus de chances d'être moins grave qu’en l’absence de vaccination.




Quand faire le vaccin anti-grippal saisonnier ?


Tous les ans à l'automne, c'est-à-dire avant le début de l'épidémie de grippe qui survient chaque hiver, pour les personnes qui ont un risque élevé de forme grave, notamment les personnes âgées de 65 ans et plus et les personnes atteintes de certaines maladies chroniques (comme l'asthme, le diabète ou l'insuffisance cardiaque).




Je pars en voyage prochainement. Dois-je obligatoirement me faire vacciner contre certaines maladies ?


Les voyages peuvent exposer à certains risques sanitaires dépendant du lieu de séjour et du mode de vie sur place. Ces risques nécessitent une évaluation préalable avant le départ avec le médecin traitant ou auprès des consultations de conseils aux voyageurs. Certaines vaccinations pourront ainsi être conseillées en tenant compte de vos antécédents médicaux. En raison du délais nécessaire à l'efficacité du vaccin, il est conseillé de s'y prendre suffisamment à l'avance en cas de voyage planifié. Attention, certaines vaccinations peuvent être obligatoires et exigées par le pays d'accueil. C'est le cas de la vaccination pour la fièvre jaune (anti amarile).




Pourquoi vacciner mon enfant contre la rougeole, les oreillons et la rubéole ?


La rougeole, les oreillons et la rubéole sont des maladies très contagieuses*. En l'absence de vaccination, pratiquement tout le monde attrape ces maladies un jour ou l'autre. Elles sont souvent sans gravité mais elles peuvent entraîner des complications parfois graves, voire mortelles. Dans le cas de la rougeole, les complications les plus graves sont les pneumonies et les encéphalites (inflammation du cerveau) qui peuvent laisser des séquelles neurologiques graves. La rubéole chez la femme enceinte, peut engendrer des malformations foetales graves. Enfin, les oreillons peuvent induire des pertes d'audition chez l'enfant ou être cause de stérilité chez l'adolescent. A ce jour, il n'existe aucun traitement curatif contre ces trois maladies. Vacciner contre ces maladies permet de les éviter, d'éviter les complications qu'elles peuvent entraîner et de protéger indirectement les nourrissons de moins de 1 an et les malades qui ne peuvent être vaccinés.




Pourquoi un vaccin contre la grippe différent chaque année ?


Toute vaccination vise à préparer un individu à se défendre contre un agent infectieux en apprenant à son organisme à le reconnaître. Pour cela, il est mis artificiellement en contact par le vaccin avec une forme inactivée du virus. Pour que la vaccination soit efficace, le vaccin doit avoir une bonne ressemblance avec les antigènes susceptibles d'induire une protection contre la maladie. Le vaccin préparé une année est inefficace l'année suivante, car les virus en circulation sont différents de ceux à partir desquels il a été préparé. S'adapter aux variations du virus de la grippe est l'un des impératifs de la fabrication des vaccins.




De quoi se composent les vaccins ?


Les vaccins comportent des antigènes c'est-à-dire des éléments qui vont induire une réponse immunitaire capable de protéger l’individu contre l’infection naturelle ou d’en atténuer les conséquences. (bactéries ou virus vivants atténués, agent bactérien ou viral entier inactivé, fractions antigéniques ou sous-unités vaccinantes). Les autres composants sont les adjuvants (sels d’aluminium, adjuvant lipidique..) qui stimulent la réaction immunitaire induite par les vaccins, les conservateurs (thiomersal) qui évitent le risque infectieux principalement retrouvé dans les présentations multidoses, et des agents inactivants (formaldéhyde) pour l’inactivation et la détoxification des agents infectieux.





Remerciements

L'équipe de la MSP de l'Adour remercie les équipes du site internet "mesvaccins.net" qui nous a permis d'intégrer le questionnaire sur les recommandations vaccinales et sur le partage de différentes informations actualisées sur la vaccination.

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